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12/06/2011

Atelier " Notre rapport aux images "

Il était 2 fois par Robert DOUSSAN

La première invention pouvait capturer l'âme des êtres, elle s'appelle la photo. Mais cette âme restait-elle libre ou captive dans le temps, car comme me le faisait remarquer mon ami Bernard, ne dit-on pas : « ne bougez plus, j'immortalise cet instant. »

Puis en second temps, cette image devint animée, le mouvement est suspendu dans le temps, mais mon horloge interne continue elle, à tourner, à fonctionner.

2 Questions se posent à moi :

Quant je revois une photo celle-ci est-elle à l'instant T ou à l'instant T+, est-elle vraiment figée dans le temps ou mon esprit fait-il un bond dans le temps, est-ce que je la vois avec mes yeux et mon esprit d'aujourd'hui ou celui d'hier ?

Quand je revisionne un film, la vie est-elle là où le temps de vie est-il suspendu ?

 Mes réponses du jour :

La photo est pour moi, un cliché du temps et j'ai même parfois du mal à reconnaître le temps ou le lieu et même à me reconnaître dans le temps, si je suis sur cette photo. Alors que j'ai moins de mal à reconnaitre les êtres chers.

Le film est pour moi plus dans la vie et ce mouvement et ces voix parfois me menent à l'instant présent très rapidement, je me vois grandir et grandir ou mourir les être chers. Et le manque, parfois me submerge rapidement,

Donc, pour moi et selon mon état d'esprit le film peut-être plus agressif, plus incisif, la raisonnance de l'absence de mon fils Julien dans ma vie du jour, peut très rapidement me submerger, car le film me ramène de par son mouvement, rapidement dans le mouvement de la vie et me rappelle à l'immobilisme de la mort.

Dernière réflexion :

Mon investissement actuel dans la photo et la vidéo le partage parfois jugé excessif par mes proches est, je crois, pour moi, une manière de me prouver que la vie est encore là, je fixe des instants de bonheur partagé, car je sais que ceux-ci peuvent être fugitifs.

Mais, j'ai aussi parfois peur, après coup, de fixer des souvenirs, des instants d'immortalité qui accompagneront peut-être des chemins de deuils, car, je sais aujourd'hui, que d'autres malheurs peuvent frapper à la porte de mon chemin de vie.

Je remercie Emmanuelle Ménage Journaliste française pour ses diverses discussions téléphoniques qui m'ont porté à proposer ce sujet de réflexion au sein de quelques associations.

Et voici donc les réflexions de certains de ses membres.

Première vidéo Françoise DURANT vice-Présidente JPV


Francoise Mon rapport aux images par Prevention-Suicide

L'Opinion de Bernard


Bernard Mon Rapport aux images : Post-Vention par Prevention-Suicide

Etienne et Geneviève nous donnent leurs opinions

 

Marie se confie

Evelyne nous parle de son ressenti